05.07.2010

Valoriser une PME par ses actifs en propriété industrielle

Un sujet vaste et complexe qu’est celui de la propriété industrielle. Nous l’abordons ici car il est intimement lié à notre métier de designer, aux process d’innovation et à l’industrialisation.

Il y a quelques jours, nous étions conviés à la conférence inaugurale du cabinet Regimbeau (conseils en propriété industrielle) à l’occasion de l’implantation d’un nouveau cabinet à Montpellier.

Lors de cette conférence, principalement axées sur le thème de la « Propriété Intellectuelle : Ciment des Partenariats Public Privé » et dans les domaines de la recherche en biologie, il a notamment été évoqué le rôle du brevet dans la valeur d’une entreprise (en rapport direct avec le ROI (Return On Investment), des coûts d’investissements engendrés par la propriété industrielle)

Pour Guillaume Costecalde d’Univercell Biosolutions® (« Nothing is better than human to cure human”), la stratégie de sa start-up en termes de PI est de développer un portefeuille de brevets selon les besoins des clients, de cette manière peu à peu il valorise le/les premier(s) brevets en les perfectionnant pour devenir un acteur incontournable du marché.  Ces brevets sont donc des actifs immatériels de la start-up, qui valorisent celle-ci sur le potentiel de son marché et lui donne une avancée concurrentielle majeure en verrouillant les technologies (antériorité / dépendance). Le ROI des investissement en PI dès le lancement de la start-up est donc assez rapidement identifié.

C’est ici que nous pouvons faire un parallèle entre cette recherche en innovation cellulaire et le design. Il est parfois difficile pour les entrepreneurs de comprendre l’intérêt d’une étude design dès la création de leur start-up, car de nombreux autres postes semblent prioritaires. Cependant, l’étude design apporte l’innovation adaptée aux besoins des usagers, du client. De la même manière que les brevets, les investissements réalisés vont apporter à la fois des résultats d’études (étude usager, enquête terrain, étude d’ergonomie, process d’innovation, etc) , des dossiers qui deviendront donc des atouts pour l’entreprise. Celle-ci aura alors un avantage concurrentiel en connaissant mieux son marché, ses clients et leurs besoins. De plus les résultats des études ont pour objectifs de proposer des pistes d’innovations produits pour l’entreprise, qui étaient alors ignorées, sous-jacentes et méconnues. Et nous en revenons alors aux brevets, certaines innovations issues de la collaboration design et ingénierie sont bien sûr brevetables par la suite.

Contrairement à l’exécution de la création d’un produit, qui est plus facilement quantifiable en ROI, la réalisation d’études en amont du projet  est alors incluse dans une démarche de recherche qui valorisera les actifs de l’entreprise et son expertise dans le marché. Certains avant-projets aboutiront et seront commercialisés, ceux qui seront les plus en accord avec la stratégie actuelle de l’entreprise, alors que d’autres avant-projets évoqués seront en prévision de développements futurs pour l’étendu de l’offre et être en avance sur la concurrence.

Nous essaierons d’aborder cette notion de propriété industrielle et des enjeux pour les différents acteurs plus souvent sur In-OVA dorénavant, étant un sujet souvent méconnus des PME (et des designers) d’après une étude menée par le cabinet Regimbeau en 2005.


 

2 réponses pour l'article 'Valoriser une PME par ses actifs en propriété industrielle'

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  2. [...] Les innovations technologiques sont bien représentées en France, mais les entreprises peinent à passer le cap de la mise sur le marché et surtout à transformer l’innovation en succès commercial. De nombreux projets dorment encore dans les laboratoires et les partenariats public-privée ne sont pas aisés pour la commercialisation. [...]

     


 

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