Archives pour la catégorie ‘Fabrication’

02.09.2011

Comment sont fabriqués les objets ? le casque audio

Savoir comment sont fabriqués les produits avant de les imaginer, le b.a.-ba de tout designer industriel.

Lors de son cursus le designer acquiert les connaissances de base liée à la transformation des matériaux (injection plastique, rotomoulage, extrusion gonflage, repoussage du métal, moulage porcelaine, moulage verre, etc). Ce sont des acquis, des réflexes qui s’affinent au fil des années d’expériences, d’échanges avec les industriels et de visites d’usines.

Cependant, il faut aussi penser à l’assemblage des différentes pièces produites, afin de construire l’objet. Au delà du coût de la matière et de l’investissement de la phase de transformation, l’assemblage est un poste coûteux, qui influe énormément sur le coût de revient final du produit. La cadence de production est induite par la facilité et l’ordre des étapes. Le designer travaille donc en collaboration avec le BE et avec les retours des responsables de production sur la chaîne.

La moindre difficulté de calage d’une pièce ou d’insertion d’outils dans un espace trop petit rend la tache difficile par l’opérateur.

Les chaines d’assemblage peuvent être manuelles, divisées en différents postes/étapes d’assemblage successifs. Les étapes sont facilitées par des gabarits voire des machines spécialement adaptées à une étape d’assemblage (pour les industries pouvant se permettre ces investissements).

A ce sujet, je vous invite à découvrir cette excellente vidéo présentant la manière de fabriquer un casque audio. Les étapes sont bien rodées, minutieuses et mécanisées.

Vous ne trouvez pas cela magique de voir le produit se construire petit à petit ? :-)


Ecrit par : Nicolas Marquis

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Categories : Fabrication,design produit

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24.06.2011

#FabLab2 : les fabrications numériques et vous !

A l’occasion du festival Futur en Seine, la cité des Sciences accueille un Fab Lab temporaire (un atelier de fabrication grâce à des machines numériques). FabLabSquared (FabLab²) est à la fois une exposition et un lieu vivant d’expérimentations, de conférences ouvert au public.

Ce jeudi matin, j’ai eu la chance de pouvoir prendre un peu de temps pour assister à une matinée de conférence de présentation du concept de Fab Lab, une journée professionnelle intitulée « La fabrication numérique et moi ? ». Ce fût aussi une bonne occasion de découvrir cet espace atypique grâce aux designers en résidence et à l’équipe. Un vrai laboratoire/atelier de rêve pour tous les bricoleurs, ingénieurs, bidouilleurs, électroniciens… et les designers !

Machines issues du Fablab de l'ENSCI

Concernant la conférence,

// Marie Noéline Viguié et Arthur Schmitt de nod-A introduise la matinée par le retour d’expérience sur la semaine d’installation du FabLab². L’ouverture au grand public attise la curiosité, les rôles et applications des machines sont vite comprises. Les designers en résidences et l’équipe présente s’approprient les machines et expériementent leurs projets en réalisant des prototypes en temps réel. Le passage du croquis, de l’idée vers la CAO puis vers la fabrication est très rapide. En quelques heures des prototypes successifs voient le jour.

//  La Fing, Fondation Internet Nouvelle Génération (basée à Paris et Marseille), poursuit en présentant les grands enjeux des FabLabs et de la fabrication numérique. Tout d’abord il y a différentes communautés adaptées à différentes pratiques, tout un vocabulaire assez complexe de prime abord, les FabLabs, les Hackerspaces, les Makers, les Techshop, etc. Je n’hésiterai pas à faire une mise à jour de cet article si je trouve un support visuel…

Historiquement, un FabLab doit être composé au minimum de 3 machines : découpe laser, usinage numérique et découpe vinyle. Depuis peu de temps l’imprimante 3D en plastique rejoint régulièrement le parc machine.

Le FabLab regroupe différents domaines, dans les métode de fabrication nous retrouvons les traditionnelles machines d’enlèvement de matière (usinage, découpe) puis les machines additives (ajout de matière). L’électronique open source est aussi un élément indispensable, ainsi que toute la partie logiciel. A la fois les logiciels de CAO 2D et 3D et ceux de visio conférence.

En effet dans les Fablabs, le partage et l’échange est un modèle indispensable ! Ils sont régits par une charte à respecter pour être « labéllisé » FabLab

Afin d’utiliser le « logo » des Fab Labs du MIT, il est nécessaire de suivre la « charte des Fab Labs ».

Vous pouvez la retrouver ici en Français via (FabLab.fr)

***

Mission : les fab labs sont un réseau mondial de laboratoires locaux, qui rendent possible l’invention en ouvrant aux individus l’accès à des outils de fabrication numérique.

Accès : vous pouvez utiliser le fab lab pour fabriquer à peu près n’importe quoi (dès lors que cela ne nuit à personne) ; vous devez apprendre à le fabriquer vous-même, et vous devez partager l’usage du lab avec d’autres usages et utilisateurs.

Education : la formation dans le fab lab s’appuie sur des projets et l’apprentissage par les pairs ; vous devez prendre part à la capitalisation des connaissances à et à l’instruction des autres utilisateurs.

Responsabilité : vous êtes responsable de :

- La sécurité : Savoir travailler sans abimer les machines et sans mettre en danger les autres utilisateurs ;

- La propreté : Laisser le lab plus propre que vous ne l’avez trouvé ;

- La continuité : Assurer la maintenance, les réparations, la quantité de stock des matériaux, et reporter les incidents ;

Secret : les concepts et les processus développés dans les fab labs doivent demeurer utilisables à titre individuel. En revanche, vous pouvez les protéger de la manière qui vous choisirez.

Business : des activités commerciales peuvent être incubées dans les fab labs, mais elles ne doivent pas faire obstacle à l’accès ouvert. Elles doivent se développer au-delà du lab plutôt qu’en son sein et de bénéficier à leur tour aux inventeurs, aux labs et aux réseaux qui ont contribué à leur succès.

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L’objectif est de faire un objet, le documenter (plan, notice de montage) puis de le partager à la communauté pour qu’elle puisse le fabriquer dans des FabLabs autour du monde.

Ce modèle est particulièrement intéressant sur des marchés de niches, parfois délaissés par l’industrie. Il y a l’exemple d’une personne handicapée à Amsterdam, qui développait des pièces adaptées à ses besoins, car celles-ci n’existaient pas.

// Ensuite Mathilde Berchon et Jérôme Boyé d’Hackable Devices nous présente la communauté de makers de SanFrancisco ainsi que la multitude d’initiatives et sites dédiées à la création opensource et à l’entraide (à noter le fameux http://www.instructables.com/index … parmis tant d’autres). Cette découverte des makers de San Francisco est à l’initiative de la création du site Hackable Devices qui proposes des kits électroniques et autres matériels pour les bidouilleurs en herbes, encore un lieu dédié à l’échange d’informations !

Au lieu du DIY (Do It Yourself) ils parlent  plutôt de DIWO (Do It With Others)

Dans les cartons, il y a le CKAB, un magasin/atelier à venir.

// Certains FabLabs se mettent en place en France, Julien Bellanger de PiNG présente les différentes initiatives installée ou en projets, il y a en a qui fleurissent aux quatre coins de la France… (idem je cherche les infos pour les relayer ici)

// Pour conclure cette conférence en beauté (une conf’ très riche en informations), Neil Gershenfeld (fondateur des FabLabs au MIT) exprime sa vision du futur de la création numérique. Mais je suppose que nous aurons un compte-rendu de cette intervention de Neil.

Nous assistons ici à de nouvelles pratiques, qui dans un cadre conventionnel entreprise/designer s’inscrit difficilement. De part l’aspect open source et Do It Yourself.

En tant que designer et gérant de société de nombreuses questions se posent… notamment :

Comment concilier des business modèles avec ces nouvelles pratiques ?

Comment cette scène émergente pourrait-elle impacter la société, les artisans, les PMI, etc ?

// L’après-midi était destiné à des workshops thématiques sur les points suivant. Je n’ai malheureusement pas eu le temps de rester pour voir les réflexions et début de réponses.

- Les ateliers ouverts : lieux privilégiés de l’Open innovation pour les entreprises ?

- Les FabLabs sont-ils un moyen de recréer du lien et de valoriser les compétences dans les zones rurales isolées ?

Et pour finir une question spécialement desitnée à la filière design :

Comment la fabrication numérique s’inscrit-elle dans la pratique des créateurs ? Quelle licence pour quel projet ?

Ces lieux ouverts peuvent-ils être source d’open innovation pour les entreprises ?

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J’en parlais au début de cet article, 4 designers sélectionnés pour l’Unlimited Design Contest sont en résidence durant tout le FabLab² pour développer leur prototypes. Vous pouvez assister à la remise des prix dès aujourd’hui vendred 24 à 17h, à la Cité des Sciences.

24.06.2010

Une touche de ‘design d’édition’ chez OVA pour l’Edito

Un petit aparté dans le blog In-OVA, plutôt orienté entreprise habituellement, pour vous présenter aujourd’hui un nouveau concept dans l’édition de mobilier contemporain (vous remarquerez que l’on n’utilise pas le terme « mobilier design »… qui ne veut rien dire en tant que tel ;-) ).

Vous avez probablement déjà entendu parlé du concept de My Major Company dans le domaine de la production musicale, où chaque internaute peut sponsoriser un artiste en devenant co-producteur… (comment ça marche My Major Company ?)

Et bien l’Edito a développé un concept de coédition de mobilier par les internautes. C’est à dire, chaque passionné ou amateur peut devenir éditeur de mobilier contemporain créé spécialement pour l’Edito par de jeunes designers. Devenir coéditeur signifie investir quelques euros (de 10 à 200 € maxi) sur un projet de meuble présent sur la communauté, en contrepartie de « sponsoriser » un meuble, l’internaute recevra des royalties sur les ventes et aura une remise sur l’achat du meuble en question (plus d’infos sur la FAQ). Une fois le budget d’édition atteint (1000 ou 3000 euros) le meuble est prototypé à l’atelier puis mis en vente sur la boutique en ligne (pour simplifier…).

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Pour le public, les passionnés et amateurs c’est un moyen de découvrir des mobiliers inédits, de les soutenir, de participer et de suivre les coulisses de ces aventures via la communauté.

Pour les designers, l’enjeu est de créer du mobilier répondant aux contraintes de production de l’Edito. Une production locale sur mesure et sur commande en région parisienne. Les matériaux utilisés (panneaux de bouleau plaqués) et la techniques de production sont donc parfaitement adapté à cette production sur commande et au principe de la coédition, les frais engagés sont donc optimisés comparé à des méthodes nécessitant des moules et des coûts de développement élevés (plastique, verre, électronique, métal etc).

Respecter le cahier des charges de l’Edito est un exercice particulier et passionnant… il faut donc partir d’une technique et d’un matériau pour créer des meubles, un peu à l’image de projets réalisés en partenariat avec des artisans ou industriels, spécialistes d’une technique et où l’innovation vient de la manière d’exploiter cette technique et cette expertise.

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OVA Design en parallèle de l’activité plus industrielle se lance dans la création de mobilier, de workshops… projets en séries plus limitées.

Nous nous sommes donc prêté au jeu en créant un premier meuble pour l’édito, il s’agit d’une table de jeux : AVO’jeux > http://www.ledito.com/table-avo-jeux.html

Avo’jeux, c’est une table basse conviviale, spécialement conçue pour l’univers du jeu.

Cependant ce projet n’est actuellement qu’au stade virtuel, pour qu’il soit édité et commercialisé il doit être « sponsorisé » par des coéditeurs internautes…

A vous d’jouer, c’est par ici ;-)

Et encore un peu de promo :

Profitez de l’offre exceptionnelle du 1er au 30 juin 2010 :
1 PART ACHETÉE = 1 PART OFFERTE par L’Édito

L’édito c’est (en 5 lignes)  :
Une fabrication sur mesure et sur commande
Une fabrication 100¨% française dans l’atelier en région parisienne
Une communauté de jeunes designers et de coéditeurs amateurs et passionnés
Des meuble en bois huilé provenant de forêts gérées durablement
Un showroom à Paris et un atelier à Évry

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A bientôt pour la suite de l’aventure OVA / Edito, si la table AVO’jeux obtient le financement complet !

06.02.2010

Packaging en série : une visite en coulisses

L’histoire se passe à Shenzhen au coeur de la province du Guangdong (cette province très industrialisée contribue à environ 12% de la richesse de la Chine, d’après wikipedia).

Aujourd’hui,  nous rendons visite à une imprimerie de packaging afin définir les nouvelles finitions de la prochaine production d’une gamme de produits.

Nous découvrons alors, en plein cœur de Shenzhen, au 3eme et 4eme étage de cet immeuble, l’imprimerie, ses Heidelberg de plusieurs tonnes tournant à plein régime, des rames et des rames de papier par palettes…

Et c’est parti pour des milliers d’impressions, les feuilles sont happées à une cadence folle par la machine Heidelberg et avec une précision mécanique impressionnante.

La qualité de l’impression (respect des contrastes et des couleurs) est vérifiée en sortie avant de lancer la pleine cadence.

A l’étage supérieur, nous retrouvons les étapes de façonnage, contre-collage des impressions sur les supports carton concernant le process des packaging…

… massicotage concernant les notices, les livrets, les prospectus, les pages de livres…

L’étape suivante pour le packaging, une fois les contre-collages réalisés, consiste à réaliser les rainages de pliures et la découpe à l’aide d’un outil de découpe.

Oh, il est beau cet outil de découpe…

…Petite réflexion rapide autour d’une amélioration d’un die-cut (tracé de découpe) pour une prochaine production.

Les languettes des boites sont ensuite collées, afin qu’elles soient transmises à plats en direction de l’usine d’assemblage, qui montera les boites et insera les produits.

Les voyages en Chine étant toujours très riches et intenses en visites d’ateliers, d’usines et de partenaires, nous partagerons ici, sur In-OVA, nos rencontres passionnantes, enrichissantes et parfois étonnantes.

A venir, des usines de bois FSC, de métallurgie, de porcelaine, etc…

15.06.2009

Laser 5 axes

En début de semaine, à l’occasion d’une réunion avec un client pour la définition du cahier des charges de son projet, nous évoquons différents modes de production adaptés à un lancement en petite série de sa future gamme.
C’est l’occasion de partager ici une de ces solutions assez impressionnante en rapidité : la découpe au laser 5 axes.

Voici une vidéo exemple de ce type de technologie :


Ecrit par : Nicolas

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