05.10.2010
Le design de A à Z (57 définitions)
Jean Charles Gaté, rédacteur en chef de la lettre Design Fax propose via la DGCIS un document explicatif du design en se basant sur des définitions de mots clefs de la filière design.
Vous y trouverez des définitions de quelques métiers du design tels que : l’Architecture commerciale, le Design de service, l’Emballage, l’Identité sonore et visuelle, le Produit, le Packaging et la PLV…
Quelques informations pratiques sont aussi décrites sous l’angle du design comme la Facturation, le Cahier des charge, la Propriété industrielle, le Contrat, etc
Ce document est un bon outil pour comprendre rapidement les enjeux de nos Métiers du design, de l’Analyse de la valeur au Prédiagnostic design, de la Sémiologie à l’Ergonomie, de la Statégie à la Séduction.
Pour conclure ce résumé très rapide, avis aux professionnels non familiers avec le design, téléchargez ce document et gardez le bien au chaud dans votre i-pad ou dans votre base de donnée, il sera de bons conseils pour comprendre le design.
Du point de vue de l’agence de design que nous sommes : mention spéciale à la définition « Zéro design« … à méditer…
« Recourir au design s’impose comme une évidence plus le marché devient complexe, l’offre abondante et le consommateur exigeant.
Y renoncer, c’est risquer de se mettre hors-jeu. »
Télécharger Le Design de A à Z (pdf) de Jean-Charles Gaté
Voir aussi la rubrique « le Design de A à Z » sur entreprise-et-design.fr
PS : Dommage que je ne puisse pas lier chaque mot de l’article à sa définition dans le pdf, mais rendez-vous sur le sommaire
Ecrit par : Nicolas
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07.09.2010
Focus sur l’économie du design en France
En mai dernier, le ministère de l’Economie de l’Industrie et de l’Emploi (DGCIS) publia une étude sur l’économie du design. Cette étude fût réalisée par l’Agence pour la promotion de la création industrielle (APCI), la Cité du design et l’Institut Français de la mode (IFM).
L’étude et sa synthèse sont disponibles sur le site Entreprise-et-design.fr en téléchargement.
Sans vouloir résumer totalement l’étude, voici quelques informations qui ont particulièrement retenues notre attention.
Un point sur les différentes activités de Design

Sur le tableau ci-dessus, les domaines traditionnels sont encore prédominants, tels que le design produit (52% des structures), l’aménagement d’espace et les designs de communication. Le design de service, le conseil en design et le design interactif émergent fortement ces dernières années.
Nombreuses activités sont complémentaires dans la gestion d’un projet, les structures sont donc de plus en plus polyvalentes et proposent souvent 3 activités ou plus. Par expérience, il est très courant aussi de faire appel a des confrères spécialisés dans tel ou tel domaine pour répondre ponctuellement à un projet nécessitant des compétences spécifiques.
Et les clients du Design, qui sont-ils ?
Les PME sont très largement présentes dans la clientèle des structures de design à la hauteur de 79% . Les petites PME (effectif inférieur à 100) sont les premières à investir dans le design (70%). Quand aux grandes entreprises et les PME >100, elles font plutôt appel à des agences qu’à des indépendants.
L’étude publie aussi une moyenne indicative des montants des interventions en design : entre 8 000 et 9 000 € pour des interventions en design produit et packaging, et 12 000 € pour le design d’espace.
Faire du design en interne ou en externe, ou les deux ?
Le graphique ci dessous représente bien la diversité des ressources de la filière design, que ce soit intégré à l’entreprise, par la création d’un service design ou en externe. Il démontre aussi que majoritairement les sociétés optent pour un mix des deux solutions, probablement pour plus de souplesse économique ou pour un complément de compétences.

Lorsque le design est présent dans les entreprises, il est principalement en relation directe avec la direction, mais aussi rattaché aux services de R&D et Marketing. Nous observons les même relations avec la direction et les services lors de nos interventions chez nos clients, donc en design externe.
Le design est-il présent dans les entreprises françaises ?
« Quatre niveaux d’intégration du design sont apparus suite à l’analyse du questionnaire de l’échantillon « online »
- 60% : Pas de design
- 17% : Le design comme style
- 8% : Le design comme compétence
- 35% : Le design comme stratégie »
Nous observons donc un grand fossé entre les entreprises percevant le design comme stratégie et celle ne faisant pas appel au design probablement par ignorance des activités de la profession. Peu de sociétés intègrent le design dans leur culture intrinsèque, c’est (trop ?) souvent perçu comme une activité ponctuelle.

Cependant pour les entreprises faisant appel au design, le principal impact positif à une étude est l’augmentation du chiffre d’affaire (selon 3/4 des entreprises). A plus long terme et non quantifiable, 50% des entreprises ressentent une augmentation de la valeur de l’entreprise, par exemple par l’innovation qui rejoint les actifs de l’entreprise.
Des mots clefs sont apparus aussi dans les réponses, tels que la satisfaction de la clientèle, la créativité permettant de se différencier et ainsi être plus compétitifs ou atteindre de nouveaux marchés. Ces derniers sont des ROI non quantifiables mais bien perceptibles par les entreprises.

Tous les graphiques et chiffres indiqués dans cet article sont issus du rapport original et de la synthèse réalisée pour le ministère de l’économie de l’industrie et de l’emploi et la DGCIS.
***
Pour aller plus loin :
Consulter le rapport complet (PDF – 200 pages)
Consulter la synthèse (PDF – 8 Pages)
Site du bureau du design et de la création DGCIS : Entreprise et Design
Etude réalisée par l’APCI, La Cité du Design et l’IFM
Ecrit par : Nicolas
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29.10.2009
Design et rentabilité dans l’entreprise
Une des premières questions d’un dirigeant de PME-PMI avant de faire appel au design est : Oui, mais quel est le budget ? Cela dans le but de pouvoir quantifier le rapport entre investissement et rentabilité du design.
Le retour sur investissement est difficilement quantifiable par les méthodes habituelles, car le designer intégré en amont ne va pas seulement avoir comme mission de dessiner un produit, mais il va aussi avoir un rôle de conseillé externe, souvent directement en contact avec le dirigeant de la PME-PMI. Il intervient en ayant une vision transversale et distante des différents services de l’entreprise et ses besoins en terme d’image de marque, de marché, de process industriel, d’innovation, etc.
Une intégration en amont
Lors d’une création d’entreprise ou du lancement d’une nouvelle gamme/marque, il est important d’intégré la phase de l’étude design dès les premières ébauches du projet, afin de pouvoir intégré cet investissement dans le business plan au même titre que les centre d’étude d’ingénierie ou le marketing. De cette manière le designer accompagne le chef d’entreprise dans son projet et le budget alloué à la mission est adapté aux besoins, et évoluera en fonction du déroulement de projet.
Des coûts rentabilisés…
De nombreuses aides existent concernant les budgets alloués au design dans les PME-PMI, elles s’articulent autour d’aides à la création, d’aides à l’innovation, d’aides au développement technique (au niveau national, régional et par certains organismes). Nous reviendrons sur ces aides plus en détail prochainement. Si le design est intégré dès la naissance du projet, il vous paraitra alors indispensable dans le process d’accompagnement de votre projet, il sera alors aisé de convaincre investisseurs et organismes pour d’éventuels apports financiers sur la globalité du projet (ingénierie, marketing, communication). Au contraire si il arrive en fin de chaine – « ah oui, il faut aussi lui donner une forme « sexy » à mon objet » – l’étude deviendra alors un surcoût non prévu, qui remettra peut être en cause des éléments déjà figés auparavant, ces modifications qui font reculer le projet seront aussi d’éventuels coût supplémentaires et des retards sur le planning.
… et sur-mesures
Chaque étude est spécifique et entraine un coût sur mesure, qui se divise en 2 parts : les honoraires/forfait et les droits d’exploitation industrielle (pour la partie création et conception). Au début du projet les premières discussions entre le designer et le dirigeant permettent de comprendre les enjeux de l’étude, son étendue, son déroulement idéal puis son déroulement au sein de l’entreprise. Il convient alors d’exploiter au mieux les ressources dont dispose l’entreprise en interne afin de proposer une collaboration efficace, qui mènera aux résultats visés (voir au-delà).
Par expérience, autant pour des créations d’entreprise que pour des PME déjà établies, dans la plupart des cas la mission design évolue en fonction des besoins et surtout des ressources disponibles en interne (humaines & financières), il est rare que l’entrepreneur renonce au design lorsqu’il a compris son rôle et les enjeux.
Voir la vidéo concernant la rentabilité du design : sur le site entreprise-et-design.fr (petit problème technique pour insérer la vidéo directement dans le blog)
(Source : ©Entreprise-et-design.fr du Minefi)
Bon visionnage
Ecrit par : Nicolas
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02.02.2009
Design & PME en France (Cahiers Industries)
Les cahiers industries n° 135 publie un dossier complet sur le rapport entre le design et les entreprises en France et en Europe. Un atout qui peine encore à séduire les chefs d’entreprises Français alors que certains pays comme les Pays-Bas ou le Royaume-Uni vérifient l’efficacité de ces interventions, chiffres à l’appui.
Citation des Cahiers Industries n°135, page 12 :
« Réalisée en 2003 auprès d’un millier d’entreprises danoises,une enquête aboutit à la conclusion que les entreprises utilisant le design ont réalisé en cinq ans une croissance de leur chiffre d’affaires supérieure de plus de 20 % à la moyenne.
Résultats confirmés par une étude plus récente du Design Council britannique(2006) qui montre que les entreprises qui utilisent intensivement le design innovent deux fois plus que la moyenne et génèrent un chiffre d’affaires de 225 £ pour 100 £ investies dans le design.Guère convaincues, les PME hexagonales hésitent à sauter le pas. Selon une étude publiée en 2002 par l’APCI sur « Les pratiques du design en PMI », moins de 40 % des entreprises françaises ont recours au design, contre 65 % des entreprises britanniques, 86 % des entreprises espagnoles ou 75 % des entreprises norvégiennes et suédoises. Un retard que vient confirmer le Tableau de bord européen de l’innovation, paru en 2005, qui situe la France largement en deçà de la moyenne de ses partenaires de l’Union européenne à quinze. »
Ces chiffres sont le fruit d’études réalisées par certains pays, il reste cependant difficile de mesurer l’impact du design sur la compétitivité des entreprises en générale. Ceci est dû à un manque de méthodologie d’analyse fiable lié à la difficulté à définir simplement le « design » et ses champs d’intervention. Cependant les « success stories » au cas par cas témoignent de l’apport du design sur les performances des entreprises ayant sauter le pas.
Prochainement, nous vous ferons part du témoignage d’un de nos clients qui est devenu leader dans son domaine, en partie grâce à l’intégration du design en amont de la création de ses gammes de produit.
Retrouvez le dossier très complet des Cahiers Industries (Cliquez ici)
Ecrit par : Nicolas
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