Archives pour la catégorie ‘design produit’

02.09.2011

Comment sont fabriqués les objets ? le casque audio

Savoir comment sont fabriqués les produits avant de les imaginer, le b.a.-ba de tout designer industriel.

Lors de son cursus le designer acquiert les connaissances de base liée à la transformation des matériaux (injection plastique, rotomoulage, extrusion gonflage, repoussage du métal, moulage porcelaine, moulage verre, etc). Ce sont des acquis, des réflexes qui s’affinent au fil des années d’expériences, d’échanges avec les industriels et de visites d’usines.

Cependant, il faut aussi penser à l’assemblage des différentes pièces produites, afin de construire l’objet. Au delà du coût de la matière et de l’investissement de la phase de transformation, l’assemblage est un poste coûteux, qui influe énormément sur le coût de revient final du produit. La cadence de production est induite par la facilité et l’ordre des étapes. Le designer travaille donc en collaboration avec le BE et avec les retours des responsables de production sur la chaîne.

La moindre difficulté de calage d’une pièce ou d’insertion d’outils dans un espace trop petit rend la tache difficile par l’opérateur.

Les chaines d’assemblage peuvent être manuelles, divisées en différents postes/étapes d’assemblage successifs. Les étapes sont facilitées par des gabarits voire des machines spécialement adaptées à une étape d’assemblage (pour les industries pouvant se permettre ces investissements).

A ce sujet, je vous invite à découvrir cette excellente vidéo présentant la manière de fabriquer un casque audio. Les étapes sont bien rodées, minutieuses et mécanisées.

Vous ne trouvez pas cela magique de voir le produit se construire petit à petit ? :-)


Ecrit par : Nicolas Marquis

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30.08.2011

Seconde vie des mobiles avec Mobo, innovation logistique et design de service communautaire

9 milliards de téléphones ont été fabriqués depuis 1990, et l’approche du marché implique une consommation non durable de ces produits. Trop de téléphones portables usagées dorment dans les tiroirs et ne sont pas recyclés.

Orange a pris l’initiative de ne proposer un nouveau service permettant de déculpabiliser sa clientèle en l’encourageant bien sûr à consommer, mais de manière un peu plus responsable. Orange a donc imaginé Mobo, un concept de conteneur permettant de gérer la logistique du recyclage des téléphones.

La mission design a été confiée à BETC Design : comment motiver le consommateur à faire le don de son portable ?

Pour identifier les différentes attitudes des consommateurs dans le cadre de l’abandon de leur mobile, le processus de réflexion débute par une étude ethnologique. Cette analyse permet d’établir 6 typologies de consommateurs sous 2 axes : l’entertainment et la réassurance. « Face a cette dernière attitude, moralisatrice pour certains et pouvant constituer un frein au don, BETC Design s’est attachée à réaliser un mélange harmonieux entre la réassurance et l’aspect ludique. » précise Christophe Pradère, CEO de BETC Design.

En réponse à cette mission, une solution globale est proposée, alliant des bornes conteneurs interactives et un site web dédié à la promotion de Mobo auprès du public.

Les bornes sont crées telles des mascottes interactives alliant ainsi l’aspect ludique et social. Elles sont destinées a être situées dans les lieux semi-public, de passage (mairie, bibliothèque, etc). Les portables usagées sont reconditionnés et distribués via des ONG.

Les bornes sont dotés d’une solution GPRS permettant à la fois de localiser les bornes et de déterminer leur taux de remplissage. Ce système offre une amélioration de la gestion logistique et améliore l’expérience utilisateur. Pour impliquer plus personnellement l’utilisateur et l’inciter à recycler, les machines donnent la possibilité d’identifier les donateurs et de lui proposer le retour sur son don en traçant le portable à recycler. Le service est bien sûr aussi associé à l’animation d’une communauté sociale Mobo en organisant des évènements.

Le don du mobile usagé est donc encouragé par l’entreprise, cependant il n’est pas précisé si ce « don » offre des avantages économiques comme certains services qui proposent de racheter vos mobiles usagées pour leur offrir une seconde vie. Quelques hypothèses non monétisées sont proposées par Orange, notamment des lots à gagner issus de partenariats avec certains partenaires (places de concerts, de cinéma, des vélos électriques, etc).

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L’approche ethnologique était nécessaire sur ce type d’étude afin d’analyser les habitudes des consommateurs et d’identifier les freins au don. Les consommateurs peuvent s’attacher à leur mobile, le conserver au cas où, le donner, tout autant d’attitudes à observer in-situ et à analyser pour répondre à leurs besoins. De plus au delà de l’aspect logistique, il me semble qu’une importante partie de l’étude devait se situer sur la communication du service et son impact sur l’image de l’entreprise. En effet le sujet est sensible et touche un point faible de géants de la téléphonie (et de notre société actuelle) étant la surconsommation de téléphones mobiles, incitée par ces acteurs eux-même.

Découvrez la présentation de ce nouveau service et la borne interactive animée dans la vidéo ci-dessous. A suivre…

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24.06.2011

#FabLab2 : les fabrications numériques et vous !

A l’occasion du festival Futur en Seine, la cité des Sciences accueille un Fab Lab temporaire (un atelier de fabrication grâce à des machines numériques). FabLabSquared (FabLab²) est à la fois une exposition et un lieu vivant d’expérimentations, de conférences ouvert au public.

Ce jeudi matin, j’ai eu la chance de pouvoir prendre un peu de temps pour assister à une matinée de conférence de présentation du concept de Fab Lab, une journée professionnelle intitulée « La fabrication numérique et moi ? ». Ce fût aussi une bonne occasion de découvrir cet espace atypique grâce aux designers en résidence et à l’équipe. Un vrai laboratoire/atelier de rêve pour tous les bricoleurs, ingénieurs, bidouilleurs, électroniciens… et les designers !

Machines issues du Fablab de l'ENSCI

Concernant la conférence,

// Marie Noéline Viguié et Arthur Schmitt de nod-A introduise la matinée par le retour d’expérience sur la semaine d’installation du FabLab². L’ouverture au grand public attise la curiosité, les rôles et applications des machines sont vite comprises. Les designers en résidences et l’équipe présente s’approprient les machines et expériementent leurs projets en réalisant des prototypes en temps réel. Le passage du croquis, de l’idée vers la CAO puis vers la fabrication est très rapide. En quelques heures des prototypes successifs voient le jour.

//  La Fing, Fondation Internet Nouvelle Génération (basée à Paris et Marseille), poursuit en présentant les grands enjeux des FabLabs et de la fabrication numérique. Tout d’abord il y a différentes communautés adaptées à différentes pratiques, tout un vocabulaire assez complexe de prime abord, les FabLabs, les Hackerspaces, les Makers, les Techshop, etc. Je n’hésiterai pas à faire une mise à jour de cet article si je trouve un support visuel…

Historiquement, un FabLab doit être composé au minimum de 3 machines : découpe laser, usinage numérique et découpe vinyle. Depuis peu de temps l’imprimante 3D en plastique rejoint régulièrement le parc machine.

Le FabLab regroupe différents domaines, dans les métode de fabrication nous retrouvons les traditionnelles machines d’enlèvement de matière (usinage, découpe) puis les machines additives (ajout de matière). L’électronique open source est aussi un élément indispensable, ainsi que toute la partie logiciel. A la fois les logiciels de CAO 2D et 3D et ceux de visio conférence.

En effet dans les Fablabs, le partage et l’échange est un modèle indispensable ! Ils sont régits par une charte à respecter pour être « labéllisé » FabLab

Afin d’utiliser le « logo » des Fab Labs du MIT, il est nécessaire de suivre la « charte des Fab Labs ».

Vous pouvez la retrouver ici en Français via (FabLab.fr)

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Mission : les fab labs sont un réseau mondial de laboratoires locaux, qui rendent possible l’invention en ouvrant aux individus l’accès à des outils de fabrication numérique.

Accès : vous pouvez utiliser le fab lab pour fabriquer à peu près n’importe quoi (dès lors que cela ne nuit à personne) ; vous devez apprendre à le fabriquer vous-même, et vous devez partager l’usage du lab avec d’autres usages et utilisateurs.

Education : la formation dans le fab lab s’appuie sur des projets et l’apprentissage par les pairs ; vous devez prendre part à la capitalisation des connaissances à et à l’instruction des autres utilisateurs.

Responsabilité : vous êtes responsable de :

- La sécurité : Savoir travailler sans abimer les machines et sans mettre en danger les autres utilisateurs ;

- La propreté : Laisser le lab plus propre que vous ne l’avez trouvé ;

- La continuité : Assurer la maintenance, les réparations, la quantité de stock des matériaux, et reporter les incidents ;

Secret : les concepts et les processus développés dans les fab labs doivent demeurer utilisables à titre individuel. En revanche, vous pouvez les protéger de la manière qui vous choisirez.

Business : des activités commerciales peuvent être incubées dans les fab labs, mais elles ne doivent pas faire obstacle à l’accès ouvert. Elles doivent se développer au-delà du lab plutôt qu’en son sein et de bénéficier à leur tour aux inventeurs, aux labs et aux réseaux qui ont contribué à leur succès.

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L’objectif est de faire un objet, le documenter (plan, notice de montage) puis de le partager à la communauté pour qu’elle puisse le fabriquer dans des FabLabs autour du monde.

Ce modèle est particulièrement intéressant sur des marchés de niches, parfois délaissés par l’industrie. Il y a l’exemple d’une personne handicapée à Amsterdam, qui développait des pièces adaptées à ses besoins, car celles-ci n’existaient pas.

// Ensuite Mathilde Berchon et Jérôme Boyé d’Hackable Devices nous présente la communauté de makers de SanFrancisco ainsi que la multitude d’initiatives et sites dédiées à la création opensource et à l’entraide (à noter le fameux http://www.instructables.com/index … parmis tant d’autres). Cette découverte des makers de San Francisco est à l’initiative de la création du site Hackable Devices qui proposes des kits électroniques et autres matériels pour les bidouilleurs en herbes, encore un lieu dédié à l’échange d’informations !

Au lieu du DIY (Do It Yourself) ils parlent  plutôt de DIWO (Do It With Others)

Dans les cartons, il y a le CKAB, un magasin/atelier à venir.

// Certains FabLabs se mettent en place en France, Julien Bellanger de PiNG présente les différentes initiatives installée ou en projets, il y a en a qui fleurissent aux quatre coins de la France… (idem je cherche les infos pour les relayer ici)

// Pour conclure cette conférence en beauté (une conf’ très riche en informations), Neil Gershenfeld (fondateur des FabLabs au MIT) exprime sa vision du futur de la création numérique. Mais je suppose que nous aurons un compte-rendu de cette intervention de Neil.

Nous assistons ici à de nouvelles pratiques, qui dans un cadre conventionnel entreprise/designer s’inscrit difficilement. De part l’aspect open source et Do It Yourself.

En tant que designer et gérant de société de nombreuses questions se posent… notamment :

Comment concilier des business modèles avec ces nouvelles pratiques ?

Comment cette scène émergente pourrait-elle impacter la société, les artisans, les PMI, etc ?

// L’après-midi était destiné à des workshops thématiques sur les points suivant. Je n’ai malheureusement pas eu le temps de rester pour voir les réflexions et début de réponses.

- Les ateliers ouverts : lieux privilégiés de l’Open innovation pour les entreprises ?

- Les FabLabs sont-ils un moyen de recréer du lien et de valoriser les compétences dans les zones rurales isolées ?

Et pour finir une question spécialement desitnée à la filière design :

Comment la fabrication numérique s’inscrit-elle dans la pratique des créateurs ? Quelle licence pour quel projet ?

Ces lieux ouverts peuvent-ils être source d’open innovation pour les entreprises ?

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J’en parlais au début de cet article, 4 designers sélectionnés pour l’Unlimited Design Contest sont en résidence durant tout le FabLab² pour développer leur prototypes. Vous pouvez assister à la remise des prix dès aujourd’hui vendred 24 à 17h, à la Cité des Sciences.

29.11.2010

Etude de cas : innovation bouteilles d’eau

Aujourd’hui nous vous proposons une petite étude de cas d’innovation produit.

Nous avons sélectionné un projet de mise en place d’un concept pour une société proposant des médias de communication sur-mesure, plus précisément des bouteilles d’eau.

Le brief initial était de proposer un catalogue de nouvelles formes de bouteille d’eau créées pour communiquer sur le terrain (sport, colloques, cocktails, etc). L’étude des scénarios d’usage a permis de créer une nouvelle stratégie visant à proposer de nouvelles bouteilles spécifiquement étudiées pour un lieu et un client donné. Deux données indispensables permettant de s’adapter au mieux aux attentes des cibles du client et de répondre aux besoins de son plan de communication.

L’étude design, au delà de l’ergonomie, l’usage et la forme, a repositionnée la stratégie de l’industriel pour proposer une offre nouvelle (en terme de médias de com’) aux entreprises et aux agences de communication.

09.11.2009

Le site TheKissBox.com évolue…

Pour commencer la semaine, un petit peu de promo pour notre client The Kiss Box * cadeaux pour le couple * libérez vous sens * qui lance une nouvelle évolution de son site e-commerce. L’objectif principal : un meilleur référencement.

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Des cadeaux coquins qui font l’objet d’une sélection rigoureuse
Testez nos cadeaux coquins et plongez dans l’univers du plaisir pendant que nous entretenons la rigueur nécessaire pour vous satisfaire. Les produits qui stimulent l’érotisme font l’objet des soins les plus stricts dans leur sélection, qu’ils soient issus des fleurs de la forêt quaternaire ou de la recette magique d’un cuisinier gourmand et très câlin…

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Retrouver la genèse de ce projet via notre article du 4 septembre dernier 5 temps clés (illustrés) pour une création de marque.

Bonne visite (et bons achats peut être ;-) sur le site Thekissbox.com où vous retrouverez un gamme de produits naturels pour le coupe, design produit par notre équipe.

A bientôt

14.09.2009

Et si on imprimait en volume et en couleur ?

Vous avez surement déjà entendu parlé ou fait appel à des techniques d’impression 3D, du prototypage rapide parfois utilisée dans le cadre de développement de projet.

Pour résumer rapidement : Ces techniques de stéréo-lithographie permettent de construire un volume solide d’après un modèle numérique.  Ces technologies furent initiées aux Etats-Unis dans les années 80, désormais elles sont abordables. Retrouvez plus d’infos sur wikipédia

Pour l’histoire : Récemment nous avons consulté différents spécialistes pour un projet de maquettage d’un produit en couleur, ce qui était primordiale pour ce projet dans le domaine du jouet. Et tout ceci à moindre coup, cette maquette devait avoir un double rôle : elle servirait de première maquette de forme dans le cadre de l’étude design (technique, ergonomie, assemblages, etc) et à la fois de première maquette de présentation (photos site internet, salons, prospect, partenaires, etc). Nos recherches nous ont amenée à une constatation évidente : le coût d’une maquette couleur faconnée par un maquettiste était bien trop élevé et la qualité du rendu réaliste supérieure à nos besoins à cette étape.

Échantillon avec un motif à pois

Nous avons alors expérimenté une nouvelle technique de prototypage, qui dépose de la couleur lors de la formation de la pièce en volume. On obtient ainsi une véritable impression de l’objet en 3D ET en couleur.

Les avantages de cette technologie :

- Pièce livrée en quelques jours, en couleur

- Pièce solide et renforcée par de la résine

- Peu de finitions manuelles donc coût réduit

- Tout type de motifs colorés sont possibles (rayures, dessins, photos, etc) sans nécessiter la pâte d’un peintre hors pair

Les inconvénients (car cela ne remplacera jamais le savoir faire d’un maquettiste) :

- Les strates inérantes au processus sont visibles

- Les couleurs sont approximatives (un peu pâles)

- La préparation des fichiers CAO nécéssite un savoir faire en texturage 3D

- Matière légèremment grisâtre (pas véritables blancs possibles)

Malgré ces quelques inconvénients, l’expérience fût plutôt positive et l’outil devient très intéressant dans le cadre de nos développements projets. C’est un outil intermédiaire et complémentaire au maquettage traditionnel et au prototypage industriel.

Si vous avez des expériences à partager, des compléments ou des questions, n’hésitez pas à les évoquer dans les commentaires ci-dessous.

Pour plus d’informations sur l’impression 3D couleur : Ideasolid


Ecrit par : Nicolas

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04.09.2009

5 temps clés (illustrés) pour une création de marque

Nous vous proposons aujourd’hui un petit article sur un domaine très proche du design produit, qui est LA MARQUE. En effet dans notre métier nous travaillons pour une marque, afin de respecter celle-ci et son identité, afin de l’accompagner dans sa vie au travers de ces produits, ces services, ces espaces.

Nous avons définis ici notre vision de 5 temps clés dans la création de marque. Ceci est issu de nos diverses expériences d’accompagnement de création d’entreprise, pour lesquelles nous avons conçus leurs nouveaux produits. Cette liste est illustrée par un cas de terrain, la nouvelle marque The Kiss Box, qui nous a confiée la création, la conception et le développement de sa gamme de produits.

1/ L’idée / les intuitions :

Cette étape est issue du processus créatif que l’on retrouve notamment chez l’inventeur et le créateur d’entreprise. C’est souvent la résultante de nombreuses données qui inconsciemment vont entrer en contact et fusionner pour faire murir une idée. Ainsi l’observation (de son marché, de son quotidien), les connaissances, les rencontres, les lectures, l’actualité seront d’autant de facteurs qui participeront au processus créatif intuitif (contrairement à un processus de recherche, qui sera guidé par une méthode).

L’histoire : Le créateur de la marque sexy « TheKissBox » évolue depuis quelques années dans le domaine du bien-être, des innovations et des huiles essentielles lorsqu’il imagine créer une marque de produits érotiques 100% naturels. Le marché de l’érotisme est alors en pleine expansion, c’est encore le moment stratégique d’allier Bien-être et érotisme. Suite à cette intuition, tout encore reste à faire…

2/ Vérications / études

Une bonne intuition ne suffit pas, il faut la vérifier. Tout d’abord en prenant du recul; passionné par son idée, par son loisir, par son invention, le créateur plonge dans son projet à 200%, il lui faut relever la tête pour prendre sa respiration et choisir la bonne direction à prendre (et espérons-le ne pas faire demi-tour). Ensuite une l’étude approfondie est de rigueur, elle doit balayer un champs défini, afin de sonder son marché, évaluer les moyens à mettre en œuvre (techniques, financiers, personnels, etc).

L’histoire : En sondant le marché, il devient primordial que l’objectif de la marque TheKissBox (le nom ne fût créé qu’à l’étape suivante) soit de proposer des produits exclusifs, conçus spécialement pour cette nouvelle marque, autant au niveau des objets que des consommables. Fort de son expérience dans le domaine du bien-être et dans la gestion de mise sur le marché de nouveaux produits, le créateur connait parfaitement les enjeux techniques et financiers que cela implique (bons prestataires créatifs et techniques, investissement, retour sur investissement, importations, normes, etc). Les contraintes sont connues, l’aventure démarre…

3/ Positionnement / créations

La création d’une marque implique dans un premier temps de définir son positionnement, dans son marché et par rapport à la concurrence. Il convient de créer une identité de marque, définissant son cœur de métier et sa stratégie. Seulement à ce moment là, vous pourrez commencer à penser à son nom. Ensuite parallèlement viendrons la création du logo et de l’identité graphique, création de l’univers des produits, esquisses et avant-projets, études techniques.

C’est à cette étape où les premières dépenses importantes surviennent (recherche et dépôt de marques, prestataires créatifs et techniques, etc) mais elles sont un investissement nécessaire pour concevoir préparer au mieux votre bébé. Les intuitions, les chiffres se transforment en mots, en images, en esquisses…

L’histoire : Le nom TheKissBox fût trouvé puis déposé à l’INPI, le logo créé par l’agence en design de communication BtoB Design. Parallèlement le studio OVA Design est consulté pour une étude visant à proposer un cahier d’idées de produits pour la future gamme. Conjointement les premières idées sont sélectionnées pour mettre en place les premières gammes. Les avant-projets prennent formes sur le papier, la charte produits et packaging se matérialise, les projets sont dans les starting-blocks.

4/ Développement / industrialisation

Les produits entrent en phase de développement, ils s’affinent, se finalisent, évoluent en fonctions d’éventuelles contraintes techniques qui apparaissent. L’esprit du départ et la charte produit doivent être respectés, les prestataires accompagnent le développement pour mener au mieux les projets vers l’industrialisation. La collaboration de tous les partenaires, du chef d’entreprise aux designers en passant par les bureaux d’études et le marketing, est nécessaire pour ne pas dévier des objectifs définis (cible, identité, qualité, prix de revient, ergonomie, etc).

L’histoire : Certains produits (ceux le nécessitant) sont modélisés en 3D, maquettés, améliorés puis les dossiers techniques sont transmis aux bureaux d’études des industriels pour la phase de prototypage, de révisions puis production de masse. Notre studio OVA Design accompagne le chef de projet dans cette étape cruciale, garante du bon respect du projet initiale pour une qualité optimale. Les identités packaging sont finalisés grâce à une collaboration entre OVA Design (mise en volume propre aux produits créés) et BtoB Design (identité graphique dans la lignée du logo). Les produits dans les containers prêts à être livrés…

5/ Commercialisation

La phase de commercialisation est initiée bien plus tôt dans les étapes, mais désormais les produits sont en stock, les premières livraisons aux revendeurs peuvent être effectuées. Les produits sous le bras la prospection démarre. Les cartes de visites, brochures, site internet et autres support de communications ont été précédemment créé, en parfaite cohérence avec le logo et l’identité de la marque (produits & packaging). Les réseaux de vente, de communication et de prospection se mettent en place (salons, revendeurs, e-commerce, presse, etc)

L’histoire : The Kiss Box, outre son réseaux de revendeurs spécialisés, choisie aussi d’être présente sur le marché du e-commerce érotique. Le site de vente en ligne TheKissBox.com est spécifiquement créé à son identité, laissant la porte ouverte à de nouvelles gammes pour de futurs développement de la marque (ligne gourmande, jeux et massage, etc). La marque est en évolution, sans cesse de nouveaux projets dans les cartons (imaginés par TheKissBox et OVA Design), en attente de commercialisation le moment venu…


Ecrit par : Nicolas

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16.02.2009

Livre d’or, Innobiz témoigne…


Un des plus fidèles clients d’OVA Design profite d’une visite dans nos bureaux pour répondre à quelques unes de nos questions, pour le blog In-OVA. Merci à toi Pierre-Emmanuel, Gérant de la société Innobiz.

In-OVA : Pourquoi as-tu décidé de faire appel à des études design dès la création de ta société ?

P.E. : Ce fut un choix stratégique dès le départ, la société s’appelle INNOBIZ, INNO pour innovation et Biz pour Business. Notre métier : développer des produits pour nos clients (Decleor, Esteban, Nature et Découvertes, Carita, Darty,…) en leur donnant toutes les chances d’être de vrais succès commerciaux. Innobiz grandit vite et cela en partie grâce au design de nos produits. Une conception réfléchie pour le consommateur, mais aussi pour nous permettre de fabriquer les produits aux meilleurs coûts. Nous disposons pour cela de deux bureaux en Asie. Nous sommes en proche relation avec nos clients et notre mission est de leur apporter des idées de nouveaux produits en y intégrant les technologies nécessaires tout en maîtrisant parfaitement les coûts de revient. Lorsque le projet a été validé par le client, alors le dossier passe dans l’un de nos bureaux que nous avons ouverts en Asie. Ils sont en lien avec les différentes usines partenaires qui nous permettent de réaliser le produit. Nous passons ensuite les tests de certification, produisons et livrons les entrepôts de nos clients.

In-OVA : Quels ont été les bénéfices pour Innobiz ? Le retour sur investissement a-t-il été perceptible rapidement ?

P.E. : Les bénéfices pour INNOBIZ sont la confiance de nos clients et leurs demandes régulières pour de nouveaux projets. Si l’on parle de retour sur investissement, je dirai qu’il a été automatique. Certes un budget Design n’est pas négligeable mais c’est un des moyens nous garantissant une différenciation forte de nos produits face à l’affluence de produits concurrents provenant principalement de l’Asie. Nos clients recherchent des produits exclusifs que nous pouvons leur fournir grâce à un design produit en lien avec leur image.

In-OVA : Au fil du temps, nous avons pris de plus en plus de responsabilités dans le process des projets (en amont et dans l’accompagnement final), comment expliquerais-tu cette évolution ?

P.E. : Il est vrai qu’au départ, OVA Design n’avait été sollicité que pour ces roughs, ces études, suivis ensuite des dossiers techniques. En discutant de nouveaux projets, peu à peu vous êtes naturellement intervenu plus en amont dès le développement des idées et vous avez ainsi apporté votre expertise lors de la mise en place du cahier des charges. De plus nous nous sommes rapidement aperçu qu’OVA et nos usines partenaires utilisaient les mêmes logiciels et avait la même culture technique. Dès lors nous avons étendu vos prestations et vous avez intégré la partie R&D de la société. Nous y avons gagné de la réactivité et avons pu nous focaliser sur notre mission : vendre notre savoir faire, nos produits et notre expertise.

In-OVA : Avec l’expérience, qu’améliorerais-tu dans ta méthode de conception de produit ? Quelle serait le process idéal que tu conseillerais à nos lecteurs créateurs d’entreprise ?

P.E. : Pour l’instant, ce que nous avons mis en place avec vous, nous convient parfaitement. Pourquoi pas dans le futur, vous demandez d’étudier le comportement des futurs utilisateurs en amont du projet puis en présence de nos prototypes. L’analyse d’un panel de consommateur et valider la conception par l’usage serait sûrement très profitable.

Quant au process idéal, il est difficile à décrire en quelques mots, mais je dirai que le mot CONFIANCE est un paramètre important. Au fil des mois OVA a su adapter ses prestations à notre culture d’entreprise. En tout cas au départ, je dirais à vos lecteurs, restez maître de votre marketing, de votre marché, c’est vous qui décidez du chemin et le studio de Design est là pour vous accompagner.  Le créateur d’entreprise est là pour développer son marché et il doit s’entourer d’experts.

In-OVA : Quel est ton avis à propos de l’argument financier qui freine souvent les entrepreneurs sur la question de l’étude « design » ? Comment as-tu amortis ces investissements ?

P.E. : Ayant beaucoup d’amis créateurs d’entreprise, j’ai l’impression que le Design devient un point de passage obligatoire. Le poste Design est vu de plus en plus comme un poste d’investissement plutôt qu’une pure charge. A quoi bon faire un produit génial si ses formes, couleurs, matières et usages ne déclenche pas l’acte d’achat par le consommateur. Le design devient aussi un véhicule de l’image de la société, on reconnaît nos produits aisément par rapport aux produits concurrents.

Concernant l’amortissement des investissements, je dirai que nous amortissons le coût sur le nombre de produits. Donc plus l’étude design est réussie, plus les ventes sont fortes et au final plus le coût du design est dilué dans le chiffre d’affaires.

In-OVA : Quelles ont été les bonnes et mauvaises surprises en générale chez Innobiz, dans ton activité de développement de produits de A à Z ?

P.E. : Les bonnes nouvelles ont été de très nombreux passages presse, donc sans un centime d’investissement nos produits sont apparus dans de nombreuses revues. Je dirais que c’est une autre retombé du design, une image forte et un produit lisible en termes d’usages sont appréciés par les journalistes. Quant aux mauvaises surprises, aucune ne me vient en tête pour l’instant.

In-OVA : Quels sont les projets d’avenir pour ta société, des orientations stratégiques particulières ?

P.E. : Les projets ne manquent pas… Il nous faudrait améliorer notre distribution des produits à l’international. Autant démultiplier les ventes maintenant que les produits sont des succès et que les coûts sont grandement amortis.

L’autre projet en cours (et que vous connaissez bien pour y avoir participé) est le lancement du site www.thekissbox.com, j’aurai plaisir à vous en parler plus précisément une autre fois sur In-OVA, quand nous aurons agrandi la gamme de produits.


Ecrit par : Nicolas

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02.02.2009

Design & PME en France (Cahiers Industries)

Les cahiers industries n° 135 publie un dossier complet sur le rapport entre le design et les entreprises en France et en Europe. Un atout qui peine encore à séduire les chefs d’entreprises Français alors que certains pays comme les Pays-Bas ou le Royaume-Uni vérifient l’efficacité de ces interventions, chiffres à l’appui.

Citation des Cahiers Industries n°135, page 12 :

« Réalisée en 2003 auprès d’un millier d’entreprises danoises,une enquête aboutit à la conclusion que les entreprises utilisant le design ont réalisé en cinq ans une croissance de leur chiffre d’affaires supérieure de plus de 20 % à la moyenne.
Résultats confirmés par une étude plus récente du Design Council britannique(2006) qui montre que les entreprises qui utilisent intensivement le design innovent deux fois plus que la moyenne et génèrent un chiffre d’affaires de 225 £ pour 100 £ investies dans le design.

Guère convaincues, les PME hexagonales hésitent à sauter le pas. Selon une étude publiée en 2002 par l’APCI sur « Les pratiques du design en PMI », moins de 40 % des entreprises françaises ont recours au design, contre 65 % des entreprises britanniques, 86 % des entreprises espagnoles ou 75 % des entreprises norvégiennes et suédoises. Un retard que vient confirmer le Tableau de bord européen de l’innovation, paru en 2005, qui situe la France largement en deçà de la moyenne de ses partenaires de l’Union européenne à quinze. »

Ces chiffres sont le fruit d’études réalisées par certains pays, il reste cependant difficile de mesurer l’impact du design sur la compétitivité des entreprises en générale.  Ceci est dû à un manque de méthodologie d’analyse fiable lié à la difficulté à définir simplement le « design » et ses champs d’intervention. Cependant les « success stories » au cas par cas témoignent de l’apport du design sur les performances des entreprises ayant sauter le pas.

Prochainement, nous vous ferons part du témoignage d’un de nos clients qui est devenu leader dans son domaine, en partie grâce à l’intégration du design en amont de la création de ses gammes de produit.

Retrouvez le dossier très complet des Cahiers Industries (Cliquez ici)


Ecrit par : Nicolas

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12.01.2009

Les 8 phases principales d’une étude design produit

Comment présenter le blog In-OVA et le design pour les entreprises ? Quoi de plus naturel en guise d’introduction que de vous parler de ce que nous connaissons bien : la création-conception de produit.

Nous vous proposons un exemple d’une expertise design. De l’idée du client vers le produit commercialisé, voici les 8 étapes principales par lesquelles nous passons dans un projet type. Cette méthode est issue d’expériences au sein du studio OVA design.

Prenons par exemple un contexte simple, un client fictif souhaite développer un nouveau produit d’après son cahier des charges technique et marketing. Il n’a pas d’unités de production, sa force réside dans son réseau de vente et sa connaissance du marché.

PHASE 1 : Définition de l’étude

L’analyse des besoins exprimés par le client permet de mettre en place la méthode pour atteindre les objectifs. Le contexte du projet est étudié, analysé et de nouveaux besoins non exprimés sont souvent mis en avant. Le cahier des charges et le planning de l’étude sont définis.

PHASE 2 : Etude du contexte

Tout commence par une étape d’observations in-situ afin d’analyser les usages et besoins des consommateurs. Puis des analyses du marché, de la concurrence et du contexte général sont réalisées afin de définir des axes de recherches créatifs. Des outils comme le brainstorming, les schémas euristiques, les planches tendances sont utilisées selon les projets.

PHASE 3 : Explorations et esquisses

La recherche de solutions est orientée par les axes définis dans la phase 2. Cette recherche se concrétise par des esquisses et roughs présentant un cahier d’idées ou des avant-projets. Les concepts peuvent être présentés sous forme de scénarios illustrés.

PHASE 4 : Validations

La solution à développer est choisie et validée par les critères économiques, techniques, ergonomiques, esthétiques et normatifs. Ceux-ci seront inscrits dans le cahier des charges à respecter lors du développement industriel.

PHASE 5 : Développement industriel

Les esquisses sont affinées afin de faire évoluer le produit vers son identité définitive. Les volumes et les usages sont validés grâce à de multiples maquettes d’étude. L’objet est ensuite modélisé en 3D pour visualiser en détail toutes les pièces, les assemblages, les volumes en prenant en compte les contraintes de production.

PHASE 6 : Prototypage

Phase 6 : Prototype Lampe OVA Design

Les modélisations 3D et les dossiers techniques sont transmis au bureau d’étude de l’industriel pour une étude technique et le lancement des premiers prototypes. Durant cette étape, le studio de design et l’industriel ont l’objectif de faire en sorte que le produit imaginé reste au plus proche du concept initial tout en garantissant le respect de toutes les contraintes industrielles et économiques.

PHASE 7 : Accompagnement industriel

Durant l’industrialisation le studio de design suit les différentes phases afin de vérifier le bon respect du cahier des charges. Sa connaissance globale du projet lui permet d’assister l’industriel afin de solutionner les éventuels problèmes rencontrés en production sans modifier l’essence du projet.

PHASE 8 : Univers du produit

Tout produit destiné à la vente doit s’entourer d’un univers constitué notamment de son identité, son packaging, sa plv, sa notice, sa fiche produit, sa promotion (print, internet, stand salon), etc. Le studio de design va superviser ces différents points afin de garantir une cohérence dans l’identité du produit, pour cela il va s’entourer de différents spécialistes pour certains domaines n’entrant pas dans ses prestations.

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Ecrit par : Nicolas

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